PRESENT

METAMORPHOSE II

Un projet artistique servi de manière transversale par la musique et la danse et les arts plastiques.
Le quatuor MP4, la chorégraphe Fatou Traoré et l’artiste visuelle Sophie Valera-Garcia nous donnent à voir et à entendre de multiples métamorphoses. 

La performance se déroule en trois parties : d’abord le premier Quatuor de Ligeti où apparaît la plastique du son, où les contours se fondent dans une micro polyphonie, couleur, ambitus et texture devenant plus prégnants.
Les musiciens sont seuls et c’est à travers leur interprétation et leur physicalité que la pièce de Ligeti se donne à voir.
Dans la deuxième partie la danse apparaît dans la nudité du silence comme écho ou résonance de ce qui vient de se passer. Elle crée un pont entre l’univers de Ligeti et crée l’attention nécessaire avant de rentrer dans l’univers de Sciarrino où la danse et la musique se font face dans une tension qui leur est singulière. Cette œuvre qui privilégie le silence et l’écoute et où les notions de mélodie et d’accord disparaissent, donne la possibilité de créer une suspension du temps. La danse et la musique deviennent pure matière. 

« A travers une scénographie de l’infime, le son devient corps et le corps devient l’espace. Un espace fragile maintenu en un mur vulnérable, flottant. Un tableau organique. » SVG

« Nous avons déterminé un espace dans l’espace avec la complicité de l’artiste Sophie Valera-Garcia. Elle a crée un univers plastique, sensible et mouvant, une sorte de tableau abstrait et expressif. Une peau en latex suspendue dans l’espace qui prend vie par le jeu subtil de la lumière : un espace vivant qui éclaire la musique et la danse pour construire une partition visuelle et poétique en constante métamorphose. En assistant aux répétitions des musiciens j’ai accumulé des matériaux, des références, des résidus, puis des états, des images, des formes et des signes ont émergé. C’est à partir de ce ressenti que la partition chorégraphique s’est écrite. Tout en ayant des repères et des points d’appuis, j’ai laissé place la place à l’improvisation, pour pouvoir être là, dans une qualité de présence sensible, entre l’immobilité et la fulgurance, avec la possibilité de se fondre dans le paysage sonore jusqu’à disparaitre. » FT

 

FUTUR

WHITE SPACES

papier1.jpg

LE CRI DES ANTIGONES

PATSCHIVA Cie

Après Là où règne le Chaos des Anges qui posait la question du profane et du sacré aujourd’hui, Antigone s’est imposée comme une figure du féminin condensant les tensions entre le politique et le privé, entre transcendance et lois des hommes, entre la force de la transmission et celle de la révolte.

Les trente femmes de Patshiva sont autant d’Antigones qui habitent le monde, attentives (ou non ...) à ses blessures, éveillées (ou non ...) à ses pulsations.

Par quels cris, quels chants, quelles danses pourront- elle dire leur vision du réel ? Quels mots intimes pour dire le monde? Comment dire non à l’ordre établi ? Quelle alternative proposer?  Comment dire oui ?

La Lumière Antigone de Henry Bauchau en étendard, ces femmes prennent à leur tour la parole pour dénoncer, dénouer, partager, pour s’exalter, respirer, pour vivre ! Version moderne du chœur antique, comme les citoyens d’Athènes ré échissaient par l’art les questions de leur temps, nous serons la collectivité humaine confrontée aux événements, un chœur dansant et chantant, non pas simple témoin mais replacé au centre, dans l’action.

A la recherche d’une communication directe. Il s’agit d’humains qui parlent à d’autres êtres humains, face public, avec ou sans micro, dans une expression intime, politique ou philosophique...

Le théâtre comme lieu nécessaire qui permet de se reconnaitre, de donner la parole aux vivants et aux morts. La grotte d’où nous parle l’Antigone emmurée de Bauchau est ce théâtre, cet espace ouvert, qui charrie le chant des âmes, des siècles, des ancêtres et convoque la diversité des règnes.